PROFIL CLINICO-BIOLOGIQUE, RADIOLOGIQUE, THERAPEUTIQUE ET EVOLUTIF DE LA MYOCARDITE LUPIQUE ET ANALYSE DES FACTEURS PRONOSTIQUES : ETUDE COMPARATIVE DE LA COHORTE GLOBALE "LUPUS SYSTEMIQUE" DU CHU IBN SINA DE RABAT

fr
Loading...
Thumbnail Image

Journal Title

Journal ISSN

Volume Title

Publisher

Faculté de Médecine et de Pharmacie - Rabat

Department

Supervisor

Date

Abstract

Introduction : La myocardite lupique est rare, mais potentiellement fatale. Peu d’études ont décrit ses caractéristiques. Notre objectif était de décrire sa présentation clinique, paraclinique et thérapeutique, et la comparer à une cohorte de patients lupiques sans myocardite. Matériel et méthodes : Etude rétrospective observationnelle dans un service de Médecine interne et Immunologie clinique, de janvier 2010 à décembre 2024, incluant les patients lupiques de plus de 16 ans selon les critères de l’ACR/EULAR et présentant une myocardite lupique. Nous avons comparé le groupe « Myocardite lupique » au groupe « Lupus seul ». L’analyse statistique a été réalisée avec Jamovi 2.6.26. Résultats : Dix-sept cas de myocardite ont été identifiés avec 71 % de femmes et un âge moyen de 32,9 ans (±7,67). Douze patients (71 %) étaient déjà suivis pour lupus. Le score SLEDAI-2K médian était de 8 (6–16). Les symptômes révélateurs étaient principalement douleurs thoraciques (77 %) et dyspnée (59 %). Biologiquement, tous avaient des AAN positifs et 69 % une troponine élevée. L’ECG montrait principalement des anomalies ST-T (41 %). L’échocardiographie révélait une FEVG altérée chez 59 % et des troubles de la cinétique chez 82 %, retrouvées sur les IRM cardiaques réalisées. Le traitement reposait sur la prednisone (94 %) et l’immunosuppression (41 %). Lors du suivi, 59 % sont restés asymptomatiques. Le suivi médian était de 36 mois (16–60) avec une mortalité de 12 %. L’analyse multivariée a identifié l’auto-immunité familiale (OR 7,34 ; IC95 % 1,16–46,32 ; p = 0,034) et l’arrêt de l’hydroxychloroquine (OR 4,01 ; IC95 % 1,06–15,1 ; p = 0,04) comme facteurs de risque de myocardite lupique. Conclusion : La myocardite lupique peut survenir au diagnostic ou lors de l’évolution d’un lupus. Sa sévérité impose un diagnostic précoce. L’immunosuppression constitue la pierre angulaire du traitement.

Description

Keywords

Lupus systémique, Myocardite lupique, Echocardiographie, IRM cardiaque, Prednisone, Immunosuppression

Citation