PROFIL CLINICO-BIOLOGIQUE, RADIOLOGIQUE, THERAPEUTIQUE ET EVOLUTIF DE LA MYOCARDITE LUPIQUE ET ANALYSE DES FACTEURS PRONOSTIQUES : ETUDE COMPARATIVE DE LA COHORTE GLOBALE "LUPUS SYSTEMIQUE" DU CHU IBN SINA DE RABAT

dc.contributor.advisorAMMOURI WAFA
dc.contributor.authorHANANI HIND
dc.date.accessioned2026-09-23T10:13:20Z
dc.date.issued2025
dc.description.abstractIntroduction : La myocardite lupique est rare, mais potentiellement fatale. Peu d’études ont décrit ses caractéristiques. Notre objectif était de décrire sa présentation clinique, paraclinique et thérapeutique, et la comparer à une cohorte de patients lupiques sans myocardite. Matériel et méthodes : Etude rétrospective observationnelle dans un service de Médecine interne et Immunologie clinique, de janvier 2010 à décembre 2024, incluant les patients lupiques de plus de 16 ans selon les critères de l’ACR/EULAR et présentant une myocardite lupique. Nous avons comparé le groupe « Myocardite lupique » au groupe « Lupus seul ». L’analyse statistique a été réalisée avec Jamovi 2.6.26. Résultats : Dix-sept cas de myocardite ont été identifiés avec 71 % de femmes et un âge moyen de 32,9 ans (±7,67). Douze patients (71 %) étaient déjà suivis pour lupus. Le score SLEDAI-2K médian était de 8 (6–16). Les symptômes révélateurs étaient principalement douleurs thoraciques (77 %) et dyspnée (59 %). Biologiquement, tous avaient des AAN positifs et 69 % une troponine élevée. L’ECG montrait principalement des anomalies ST-T (41 %). L’échocardiographie révélait une FEVG altérée chez 59 % et des troubles de la cinétique chez 82 %, retrouvées sur les IRM cardiaques réalisées. Le traitement reposait sur la prednisone (94 %) et l’immunosuppression (41 %). Lors du suivi, 59 % sont restés asymptomatiques. Le suivi médian était de 36 mois (16–60) avec une mortalité de 12 %. L’analyse multivariée a identifié l’auto-immunité familiale (OR 7,34 ; IC95 % 1,16–46,32 ; p = 0,034) et l’arrêt de l’hydroxychloroquine (OR 4,01 ; IC95 % 1,06–15,1 ; p = 0,04) comme facteurs de risque de myocardite lupique. Conclusion : La myocardite lupique peut survenir au diagnostic ou lors de l’évolution d’un lupus. Sa sévérité impose un diagnostic précoce. L’immunosuppression constitue la pierre angulaire du traitement.
dc.description.collaboratorHARMOUCHE HICHAM
dc.identifier.urihttps://toubkal.imist.ma/handle/123456789/39970
dc.language.isofr
dc.publisherFaculté de Médecine et de Pharmacie - Rabatfr_FR
dc.subjectLupus systémiquefr_FR
dc.subjectMyocardite lupiquefr_FR
dc.subjectEchocardiographiefr_FR
dc.subjectIRM cardiaquefr_FR
dc.subjectPrednisonefr_FR
dc.subjectImmunosuppressionfr_FR
dc.subject.otherSciences Médicales et de la Santé
dc.subject.specificMédecine
dc.titlePROFIL CLINICO-BIOLOGIQUE, RADIOLOGIQUE, THERAPEUTIQUE ET EVOLUTIF DE LA MYOCARDITE LUPIQUE ET ANALYSE DES FACTEURS PRONOSTIQUES : ETUDE COMPARATIVE DE LA COHORTE GLOBALE "LUPUS SYSTEMIQUE" DU CHU IBN SINA DE RABATfr_FR

Files