Contribution à l'étude de l'impact de la variabilité climatique sur le pouvoir épuratoire des deux stations de lagunage naturel des villes de Boujaâd et Zaouit cheikh, Maroc.
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Faculté des Sciences et des Techniques, Béni Mellal - Doctorat ou Doctorat National
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Pendant longtemps, l'Homme a vu le monde comme une ressource inépuisable spécialement
les ressources en eaux pour être utilisé à son profit en utilisant des techniques assez simples.
Mais malheureusement, sous l’effet de l’augmentation de la population, la demande accrue et
la détérioration de la qualité de l'eau, les modèles de gestion traditionnels ont échoués
détestablement pour assurer ces missions. Cet échec nous a forcé de s’éloigner de ce mirage
technologique et développer de nouvelles approches de gestion des ressources en eau qui
permettront la satisfaction des besoins humains en termes de quantité tout en maintenant la
qualité en bonne état.
Au Maroc, l’histoire de la gestion des ressources en eau disponible n’est pas récente, du fait
que le contexte climatique et hydrologique du pays est extrêmement fragile. Depuis longtemps,
l’impact de la sécheresse, des inondations et la pression d’une demande croissante sont autant
des facteurs qui imposent que les stratégies de développement et de gestion des ressources en
eau soient planifiées. Elles ont abouti depuis les années 1970 au lancement des premières études
de planification des ressources en eau.
La région Béni Mellal-Khénifra dispose d’une importante ressource en eau qui peuvent
répondre aux besoins de la population à l’actuel et en même temps, garantir la sécurité hydrique
des futures générations. En revanche, les défis comme les changements climatiques, la
croissance démographique et l’élargissement des périmètres irrigués, conduisent à une pression
accrue sur cette ressource vitale, qui préfigure d’un stress hydrique imminent. Ce constat
nécessite des actions immédiates de préservations des réserves actuels et de compensation par
une réutilisation des rejets d’eau domestiques après des traitements convenables.
En effet, la région s’est impliquée dans cette stratégie par la création d’une multitude de
stations d’épuration des eaux usées (STEPs) sur un large nombre des communes. De même,
l’utilisation du procédé de lagunage naturel est l’un des méthodes les plus répandues dans cette
région. Et ceci, en raison de son climat aride à semi-aride qui se considère le plus approprié
pour ce genre de traitement, à cause de son autonomie et de son budget énergétique et de
maintenance très bas.
Dans ce sens, le présent travail vise à étudier l'impact de la variabilité climatique sur le
rendement des STEPs de type lagunage dans la région Béni Mellal-Khénifra, en cherchant les
facteurs climatiques limitants et en essayant de suggérer des solutions pour augmenter leurs
pouvoirs épuratoires. Toute en spécifiant des objectifs spécifiques de l’étude, notamment un
diagnostic l’état d’épuration des eaux usées au niveau de la région BMK, Comparaison des
rendements des STEPs ( Boujaâd et Zaouiat cheikh) dans deux différents contextes climatiques,
cerner l’impact de la variation des paramètres climatiques (Température, Radiation solaire) sur
les rendements des différentes STEPs de la région, et en fin offrir une plateforme numérique
aux décideurs et aux chercheurs pour avoir facilement toutes les informations sur les stations
d’épuration des eaux usées de la région.
Un tel suivi et évaluation, nous a amené à adopter au début une approche expérimentale sur
terrain, concerne des compagnes de mesures et de prélèvement des échantillons des eaux usées
iv
afin de mesurer les paramètres physicochimiques des eaux usées, ainsi la collecte des données
mensuelles des performances des STEPs, et les données climatiques des différentes stations
météorologiques de la région afin de comparer les rendements dans plusieurs contextes
climatiques ; et une approche statistique pour la corrélation de certaines paramètres
physicochimiques et les paramètres climatiques, consiste à une analyse descriptive et une
visualisation cartographique des différents paramètres, ceci permet de cerner l’impact de la
variation des paramètres climatiques sur les rendements des différentes STEPs.
D’après les conclusions déduites, on a abouti à des résultats très fructueux qui vont répondre
à plusieurs questions concernant l’impact de la variabilité climatique sur les rendements des
STEPs. On a trouvé que la performance épuratoire augmente à la suite d’une élévation de
température de l’eau ; et les STEPs située sur la plaine ont un rendement mieux que les stations
de la montagne. Les performances épuratoires dépendent des variations climatiques entre les
saisons ; en période chaude, le rendement épuratoire accroit par stimulation de l’activité
microbienne à cause de l’élévation de la radiation solaire, de la température de l’eau. Si la
température de l’eau dépasse une certaine limite supérieure (en été par exemple), on peut avoir
un effet inverse tout en diminuant le rendement de la STEP. Ceci à la suite d’une limitation des
activités des microorganismes aquatiques au-delà de 36°C. Pour un bon rendement, la
température de l’eau optimale est située entre 12 et 26°C avec 26° c’est le pic du rendement.
En fin, une base de données spatiale a été élaborée pour intégrer et récapituler toutes les
informations concernant les différentes STEPs de la région étudiée, ceci a permis d’avoir une
plateforme numérique et à jour pour faciliter la tâche aux responsables pour bien gérer leurs
fonctionnements et de prendre des décisions ; et d’aider les décideurs à sélectionner la STEP
convenable à chaque commune ; et offrir une plateforme numérique aux chercheurs
scientifiques pour stocker les informations, les traiter, modéliser et dimensionner facilement les
composantes d’une station d’épuration des eaux usées.
Description
Keywords
Eaux usées, Variabilité climatique, Impact, Rendement épuratoire, Station
d’épuration des eaux usées, Région Mellal-Khénifra, SIG, base de données