Les outardes Houbara "Chlamydotis undulata" et Macqueen’s "Chlamydotis macqueenii " : Études génétique, morphométrique et phylogéographique
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Université Ibnou Zohr, Faculté des Sciences, Agadir
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Chez les outardes Houbara et Macqueen’s de l’écozone du Paléarctique, nous avons testé et
quantifié la diversité biologique sur plusieurs niveaux hiérarchiques (espèces, sous-espèces,
gènes et métapopulations) en vue de leur conservation ex-situ.
Les études génétiques sur les populations sauvages utilisant des loci nucléaires
(microsatellites) et un marqueur mitochondrial (un fragment de 1042 pb du gène cytochrome
b) ont permis d’évaluer et de tester la diversité génétique, le flux migratoire, les scénarios de
colonisation, les relations phylogénétiques, les unités biologiques de conservation et les
patrons historiques et démographiques élucidant les distributions biogéographiques
contemporaines des trois constituants du genre "Chlamydotis". Contrairement aux espèces des
zones tempérées et boréales, les périodes glaciaires de l’époque du Pléistocène semblent être à
l’origine des expansions démographiques chez les espèces désertiques d’outardes Houbara et
Macqueen’s. Les tests globaux de différenciation génétique des deux marqueurs moléculaires
se sont montrés contradictoires pourtant complémentaires. La discussion des différents
facteurs génétiques responsables a pu confirmer ou infirmer le contraste moléculaire observé.
Nous avons mené trois autres études sur des cheptels d’outardes marocaines élevés en
captivité. La modélisation mathématique des caractéristiques de croissance chez l’outarde
marocaine a facilité la détermination, sous certaines conditions de captivité, du taux de
croissance en plus de quatre types de croissances asymptotiques et allométriques. Les résultats
ont révélé que le bec et la tarso-métatarse atteignent rapidement l’asymptote, ce qui explique
leur utilisation précoce dans le déplacement et le forage, alors que la plus grande croissance
allométrique des ailes permettra aux oiseaux de fuir les prédations éventuelles.
L’étude du registre d’élevage d’un troupeau multi-générationnel a montré une généalogie
récente et peu profonde, mais a rendu possible la caractérisation de plusieurs paramètres
généalogiques. L’intervalle de génération chez l’outarde marocaine a été estimé à 4.6 ans, le
coefficient de consanguinité moyen à 1.6% et l’accroissement en paire du coefficient de
parenté à 1.3%. L’absence de goulots d’étranglement a été justifiée par des valeurs égales de
fondateurs efficaces (fe) et d’ancêtres efficaces (fa). Cette étude à montré d’un côté, la bonne
stratégie d’élevage suivie de 1993 à 2002 visant à augmenter le flux migratoire au sein du
troupeau et à freiner l’apparition de la dépression de consanguinité et de l’autre côté, une
absence de planification des accouplements à partir de 2004 qui a été mise en évidence par
des taux élevés de consanguinité et de parenté.
Finalement, le contrôle de la diversité génétique via des approches métapopulationnelles, nous
a permis de comparer et de discuter les différentes stratégies et politiques d’élevage
conservatoire ex-situ de l’espèce marocaine (Chlamydotis undulata undulata).
Les résultats et les informations génétiques inférés de ces différents projets d’études
populationnelles devraient permettre une meilleure valorisation et un maintien raisonnable et
durable de la diversité génétique et biologique de ces ressources naturelles menacées
d’extinction.
Description
Keywords
Génétique, Biologie moléculaire, Chlamydotis undulata, Pedigree, Fonction de Gompertz-Laird, Phylogéographie, Microsatellite, Cytochrome b, Outarde Macqueen’s