Durabilité d’un système de cultures non conventionnel irrigué par les eaux usées traitées dans la région d’Agadir
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Ecole Nationale des Sciences Appliquées, Agadir
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Abstract
Le présent travail s’inscrit dans le contexte de recherche d’alternatives de ressources
en eau pour l’irrigation et de cultures alternatives capables de s’adapter dans les
conditions défavorables. Dans ce cadre, une série de travaux ont été conduit à la station
expérimentale de l’IAV Hassan II-CHA-Agadir au sud ouest du Maroc entre 2010 et 2012.
Ainsi, les objectifs se sont focalisés sur l’évaluation de la possibilité d’utilisation des eaux
usées traitées comme source d’eau non-conventionnelle pour l’irrigation de nouvelles
cultures, à haute valeur nutritive, comme le Quinoa (Chenopodium quinoa Willd.) et
l’Amarante (Amaranthus spp.) dans la région du Souss Massa à climat semi-aride. Les
deux premiers travaux visaient d’étudier l'effet de l'irrigation avec des eaux usées traitées
avec des conductivités électriques divers (Témoin (1dS/m), CE3 (3dS/m) et CE6 (6dS/m)
sur trois variétés de quinoa et trois variétés d’amarante. Alors que le troisième travail,
étalé sur trois saisons de culture, a été mené pour évaluer les effets de l'utilisation des
eaux usées traitées sur les propriétés du sol et les paramètres agronomiques en adoptant
une rotation de cultures introduisant le quinoa comme nouvelle culture dans la région. En
effet, plusieurs paramètres agronomiques et pédologiques ont été testés pour les
différentes cultures.
Les résultats ont montré que pour le quinoa, l'augmentation du niveau de salinité a
mené à la diminution de la hauteur de la plante et a réduit le poids frais et sec dans les
différentes parties des plantes pour les trois variétés. Toutefois, cette augmentation de la
CE de l'eau d'irrigation n’a pas influencé le rendement pour les trois variétés. Dans le cas
de l’amarante, l’augmentation du niveau de salinité appliquée réduit significativement la
croissance pour toutes les variétés. Cependant, Même avec l'application de l’eau saline
de 6dS/m, les rendements étaient relativement élevés par rapport à ceux obtenu dans
des conditions normales de culture. Néanmoins, une accumulation importante de
nitrates, de chlorure et de sodium dans la zone racinaire a été remarquée durant le cycle
de culture de l’amarante par rapport au quinoa. D’autre part, l’essai de rotation a révélé
que le quinoa avait un comportement performant quand il est précédée par la culture de
la fève en matière d’efficience d’utilisation d’eau et aussi l’enregistrement du niveau le
plus bas d’accumulation de sels dans le sol en comparaison avec les combinaisons pois
chiche>quinoa et jachère>quinoa. Concernant la croissance et la production, il s’est avéré
que la culture du quinoa après le pois chiche était plus bénéfique en termes de
productivité en biomasse et en rendement.
Une meilleure adaptation aux conditions de stress salin et d’utilisation des eaux usées
traitées, fait du quinoa une culture prometteuse dans la région du Souss Massa.
Description
Keywords
Environnement, Quinoa, Amarante, Salinité, Rotation des cultures, Croissance, Rendement, Climat semi-aride, Eau usée traitée