BRONCHOPNEUMOPATHIES A BACTERIES ATYPIQUES
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Faculté de Médecine et de Pharmacie - Rabat
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Abstract
Les bronchopneumopathies à bactéries atypiques regroupent des infections respiratoires causées
par des agents tels que Mycoplasma pneumoniae, Chlamydia pneumoniae, Legionella pneumophila,
Coxiella burnetii et Chlamydia psittaci. Ces bactéries se distinguent des agents pyogènes classiques par
leur mode de vie intracellulaire ou paracellulaire, leur résistance naturelle aux bêta-lactamines et leurs
manifestations souvent systémiques. Elles représentent environ 15 % des pneumonies communautaires.
Sur le plan épidémiologique, ces germes se transmettent principalement par voie respiratoire,
mais certaines espèces, comme C. psittaci ou C. burnetii, ont une origine zoonotique. Les infections
peuvent survenir sporadiquement ou sous forme d’épidémies.
La physiopathologie se caractérise par une interaction intime avec la cellule hôte : invasion
intracellulaire, mécanismes d’évasion immunitaire et production de toxines cytopathogènes. Cette
localisation intracellulaire explique la fréquence des atteintes extrapulmonaires (neurologiques,
cutanées, hépatiques).
Sur le plan clinique, les symptômes sont souvent frustes : toux sèche, fièvre modérée, asthénie,
parfois signes extrapulmonaires. L’imagerie montre des opacités en verre dépoli et des infiltrats diffus
sans spécificité.
Le diagnostic repose sur des méthodes indirectes : sérologie, PCR, voire culture spécialisée. La
difficulté diagnostique tient à la lenteur de la croissance et à l’inaccessibilité des milieux standards.
Le traitement requiert des antibiotiques actifs en intracellulaire : macrolides (azithromycine,
clarithromycine), fluoroquinolones (lévofloxacine, moxifloxacine) et tétracyclines (doxycycline). Le
choix dépend du germe suspecté et de la gravité clinique.
Description
Keywords
Antibiotique, Atypie, Bactéries, Bronchopneumopathie, Diagnostic