L’individu à l’épreuve de la modernité terminale dans l’œuvre de Milan Kundera
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Faculté des Lettres et des Sciences Humaines - Saïs - Fès
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Ce travail a été conçu dans la perspective d’enrichir le champ de la recherche en ouvrant de nouvelles brèches dans l’espace de la création kunderienne. La vision historique de Kundera a été élucidée par la confrontation du champ fictionnel à plusieurs éléments de pensée émanant de la philosophie politique et de la philosophie de l’Histoire. Une approche psychanalytique a été convoquée pour enrichir la problématique du moi et de son idéal en rapport avec la vision historiciste moderne. L’analyse de l’utopie et de l’idéologie en rapport avec le concept richirien du « malencontre symbolique » se conçoit comme un dépassement des travaux antérieurs vers une perspective phénoménologique qui a guidé notre réflexion sur Kundera. L’idée de l’aporie de l’utopie mise en relation avec le tragique politique et l’effet oedipe de la prophétie peut ultérieurement faire ressortir plusieurs pistes de recherches et d’analyse. La perspective nietzschéenne que nous avons adoptée nous a amené à faire ressortir l’utopie de l’artiste sous-jacente à l’imaginaire de Kundera.
Dans l’exploration du phénomène esthétique, nous avons jugé inutile le fait de résumer la conception artistique de Kundera qui se trouve déjà explicitée par lui-même dans ses essais théoriques. Nous avons donc essayé d’analyser quelques facettes de son art du roman à travers son personnage « Xavier » comme image utopique de l’artiste sous-jacente à son univers romanesque, et en exploitant ses visions relatives à la modernité de l’art, aux religions de l’art, à la relation entre art et révolution. Nous avons également adopté une approche herméneutique de l’ironie en tant que vision du monde et travail artistique de deuil.
En outre, la découverte du mythe de l’auto engendrement de l’artiste constitue une des contributions de ce travail, à côté de la relation effectuée entre l’art kunderien et le tragique nietzschéen. Nous avons fait ressortir le dialogue que Kundera semble effectuer avec les deux instincts esthètes (le dionysiaque/l’apollinien), avec la sagesse nietzschéenne de l’éternel retour que nous avons reliée avec l’esthétique des variations, et puis avec la légèreté positive et l’innocence du devenir. Le rapprochement entre le kitsch kunderien et le concept selon Nietzsche a également contribué à faire ressortir l’aspect métaphorique et phénoménologique de la fiction de Kundera. L’épreuve du sublime conçue dans son sens ontologique et pratique comme désappropriation radicale du moi dégagé de tout sentiment de dette symbolique nous a renvoyés à l’expérience esthétique de l’artiste, s’opposant ainsi à la désappropriation négative de ses personnages. L’imaginaire de l’artiste en tant qu’espace utopique, individuel et singulier pourrait faire l’expérience du sublime richirien tout en étant à l’abri du vide et du vertige.
Ce travail a été conçu dans la perspective d’enrichir le champ de la recherche en ouvrant de nouvelles brèches dans l’espace de la création kunderienne. La vision historique de Kundera a été élucidée par la confrontation du champ fictionnel à plusieurs éléments de pensée émanant de la philosophie politique et de la philosophie de l’Histoire. Une approche psychanalytique a été convoquée pour enrichir la problématique du moi et de son idéal en rapport avec la vision historiciste moderne. L’analyse de l’utopie et de l’idéologie en rapport avec le concept richirien du « malencontre symbolique » se conçoit comme un dépassement des travaux antérieurs vers une perspective phénoménologique qui a guidé notre réflexion sur Kundera. L’idée de l’aporie de l’utopie mise en relation avec le tragique politique et l’effet oedipe de la prophétie peut ultérieurement faire ressortir plusieurs pistes de recherches et d’analyse. La perspective nietzschéenne que nous avons adoptée nous a amené à faire ressortir l’utopie de l’artiste sous-jacente à l’imaginaire de Kundera. Dans l’exploration du phénomène esthétique, nous avons jugé inutile le fait de résumer la conception artistique de Kundera qui se trouve déjà explicitée par lui-même dans ses essais théoriques. Nous avons donc essayé d’analyser quelques facettes de son art du roman à travers son personnage « Xavier » comme image utopique de l’artiste sous-jacente à son univers romanesque, et en exploitant ses visions relatives à la modernité de l’art, aux religions de l’art, à la relation entre art et révolution. Nous avons également adopté une approche herméneutique de l’ironie en tant que vision du monde et travail artistique de deuil. En outre, la découverte du mythe de l’auto engendrement de l’artiste constitue une des contributions de ce travail, à côté de la relation effectuée entre l’art kunderien et le tragique nietzschéen. Nous avons fait ressortir le dialogue que Kundera semble effectuer avec les deux instincts esthètes (le dionysiaque/l’apollinien), avec la sagesse nietzschéenne de l’éternel retour que nous avons reliée avec l’esthétique des variations, et puis avec la légèreté positive et l’innocence du devenir. Le rapprochement entre le kitsch kunderien et le concept selon Nietzsche a également contribué à faire ressortir l’aspect métaphorique et phénoménologique de la fiction de Kundera. L’épreuve du sublime conçue dans son sens ontologique et pratique comme désappropriation radicale du moi dégagé de tout sentiment de dette symbolique nous a renvoyés à l’expérience esthétique de l’artiste, s’opposant ainsi à la désappropriation négative de ses personnages. L’imaginaire de l’artiste en tant qu’espace utopique, individuel et singulier pourrait faire l’expérience du sublime richirien tout en étant à l’abri du vide et du vertige.
Ce travail a été conçu dans la perspective d’enrichir le champ de la recherche en ouvrant de nouvelles brèches dans l’espace de la création kunderienne. La vision historique de Kundera a été élucidée par la confrontation du champ fictionnel à plusieurs éléments de pensée émanant de la philosophie politique et de la philosophie de l’Histoire. Une approche psychanalytique a été convoquée pour enrichir la problématique du moi et de son idéal en rapport avec la vision historiciste moderne. L’analyse de l’utopie et de l’idéologie en rapport avec le concept richirien du « malencontre symbolique » se conçoit comme un dépassement des travaux antérieurs vers une perspective phénoménologique qui a guidé notre réflexion sur Kundera. L’idée de l’aporie de l’utopie mise en relation avec le tragique politique et l’effet oedipe de la prophétie peut ultérieurement faire ressortir plusieurs pistes de recherches et d’analyse. La perspective nietzschéenne que nous avons adoptée nous a amené à faire ressortir l’utopie de l’artiste sous-jacente à l’imaginaire de Kundera. Dans l’exploration du phénomène esthétique, nous avons jugé inutile le fait de résumer la conception artistique de Kundera qui se trouve déjà explicitée par lui-même dans ses essais théoriques. Nous avons donc essayé d’analyser quelques facettes de son art du roman à travers son personnage « Xavier » comme image utopique de l’artiste sous-jacente à son univers romanesque, et en exploitant ses visions relatives à la modernité de l’art, aux religions de l’art, à la relation entre art et révolution. Nous avons également adopté une approche herméneutique de l’ironie en tant que vision du monde et travail artistique de deuil. En outre, la découverte du mythe de l’auto engendrement de l’artiste constitue une des contributions de ce travail, à côté de la relation effectuée entre l’art kunderien et le tragique nietzschéen. Nous avons fait ressortir le dialogue que Kundera semble effectuer avec les deux instincts esthètes (le dionysiaque/l’apollinien), avec la sagesse nietzschéenne de l’éternel retour que nous avons reliée avec l’esthétique des variations, et puis avec la légèreté positive et l’innocence du devenir. Le rapprochement entre le kitsch kunderien et le concept selon Nietzsche a également contribué à faire ressortir l’aspect métaphorique et phénoménologique de la fiction de Kundera. L’épreuve du sublime conçue dans son sens ontologique et pratique comme désappropriation radicale du moi dégagé de tout sentiment de dette symbolique nous a renvoyés à l’expérience esthétique de l’artiste, s’opposant ainsi à la désappropriation négative de ses personnages. L’imaginaire de l’artiste en tant qu’espace utopique, individuel et singulier pourrait faire l’expérience du sublime richirien tout en étant à l’abri du vide et du vertige.
Description
Keywords
Histoire, grotesque, utopie, idéologie , grotesque, ironie, dionysiaque