Etude éthnobotanique, toxicologique, pharmacologique et phytochimique de ajugaival (Lamiacées)
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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Faculté des Sciences Dhar El Mehraz, Fès
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Une enquête ethnobotanique a été réalisée, durant les dernières années, à l’échelon de
la province de Taounate (région septentrionale du Maroc). Ces investigations ont permis d’inventorier 102 plantes médicinales appartenant à 48 familles : 61% sont spontanées, 37% sont cultivées et 2% sont domestiquées. Les plantes sont largement utilisées dans la pharmacopée locale pour alléger les symptômes communs des pathologies. 13% des plantes cataloguées sont largement commercialisées dans la région en l’absence d’une exploitation rationnelle. Les revenues dérivant de ces plantes sont aux environs de US $1, 826,900 par an.
Ajuga iva (L.) Schreber. (AI), utilisée par les indigènes pour le traitement des troubles
gastro-intestinals, le diabète et comme panacée, a été choisit pour l’étude toxicologique pharmacologique et phytochimique. L’administration orale unique de AI à des souris jusqu’à une dose de 14g/kg PC n’a occasionnée aucune toxicité. Cependant, l’injection intraperitonèale d’une dose unique d’AI a induit des changements notables dans les comportements des souris et la DL50 est de l’ordre de 3.6g/kg PC. Les doses de AI (0, 100, 300 et 600mg/kg/ jour) ont été administrées par gavage durant 3 moins. Les prélèvements sanguins ont été réalisés à la fin de chaque mois pour analyser les paramètres hématologiques et biochimiques. Aucune altération de l’un des paramètres n’a été signalée.
D’autre part, l’examen histopathologique du foie, du rein et du cerveau montre des
architectures normales de ces organes vitaux.
L’administration orale unique et chronique de AI (10mg/kg PC) normalise l’hyperglycémie du rat-stréptozotocine (P<0,001) et induit une réduction significative du taux plasmatique du glucose chez les rats normaux. Elle montre également un effet hypolipidique (hypocholestérolémique et hypotriglycéridémique) marqué. L’administration intraveineuse de l’extrait aqueux d’AI montre un effet similaire mais moins important que celui obtenu par le traitement précédent.
La réactivité vasculaire de l’extrait aqueux d’AI a été testée sur des rats normaux et
hypertendus (SHR-SP). L’administration chronique de AI (500mg/kg PC) affecte
significativement la pression systolique des SHR-SP (P<0,05). L’extrait aqueux testé in
vitro et ex vivo révèle une relaxation dose dépendante et possède une activité
vasodilatatrice, dépendante et indépendante du NO. Les valeurs de pD2 sont 7,18 ± 0,2 et
8,27 ± 0,1 (P< 0,01), en absence et en présence de L-NNA, respectivement. AI produit
également une inhibition significative de la contraction évoquée par une solution de KCl
(100mM) mais moins importante que celle enregistrée avec la contraction à la Nad.
Dans le but d’identifier le principe actif vasodilatateur, l’extrait aqueux a été soumis à un fractionnement séquentiel (liquide –liquide) par des solvants de polarité croissante. La phase aqueuse résiduelle finale est la seule qui a montré un effet vasodilatateur très marqué.
Cette fraction a été refractionnée par MPLC à phase inverse (RP8), aboutissant à
l’isolement d’un produit pur. Les techniques spectroscopiques montre qu’il s’agit d’un
flavonoïde pur, ayant un poids moléculaire de 652 et composé d’une génine, un acide
phénolique et un sucre. Ce flavonoïde est un vasodilatateur avec une CME> 10-5 M
Description
Keywords
Souris, Rat wistar, Rat SHR-SP, Ajuga iva L., Toxicité aigue, Toxicité chronique, Stréptozotocine, Activité antihypertensive, monowyde d'azote, Vasodilatation