Production de dianthalexine et de protéines b dans des cellules de Dianthus caryophyllus L. élicitées par Phytophthora parasitica dastur : Approche de la voie de synthèse de la phytoalexine

fr
Loading...
Thumbnail Image

Collections

Journal Title

Journal ISSN

Volume Title

Publisher

Université Claude Bernard - Lyon I, Villeurbanne

Department

Supervisor

Abstract

Cette étude a été conduite sur le métabolisme de la dianthalexine, phytoalexine spécifique de l’œillet (Dianthus caryophyllus L.) induite dans les suspensions cellulaires d’oeillet après élicitation avec du milieu de culture de Phytophthora parasitica. * La première partie a été consacrée à l’étude de la croissance des cellules d’œillet en suspension et la cinétique de synthèse de la dianthalexine à la suite d’une élicitation. Le maximum est toujours situé après 24 heures d’élicitation aussi bien dans le milieu de culture que dans les cellules. La dégradation de cette phytoalexine semble être effectuée par les cellules elles-mêmes. * La deuxième partie a été consacrée à démontrer la participation de la voie du shikimate à la biosynthèse de la dianthalexine, par l’intermédiaire de ses régulateurs à savoir ses produits finaux : la phénylalanine, la tyrosine et le tryptophane. Il était important de connaître d’abord l’effet de ces produits ainsi que celui d’un inhibiteur de la voie du shikimate (le glyphosate) sur les cellules d’œillet non élicitées. La croissance des cellules augmente par l’apport de tryptophane, ne varie pas après apport de phénylalanine ou de tyrosine ; par contre, elle diminue après traitement avec le glyphosate. La production de dianthalexine sans élicitation préalable semble être induite dans les cellules par apport exogène de phénylalanine et le tyrosine. L’apport de tryptophane ou de glyphosate n’induit pas la production de phytoalexines dans les cellules. L’effet de ces mêmes produits sur la synthèse de dianthalexine dans des cellules préalablement élicitées se traduit par une stimulation avec la phénylalanine et la tyrosine et par une inhibition avec le tryptophane et le glyphosate. Cette étude a été complétée par des dosages enzymatiques de la déosy-3-arabino heptulosonique-7-phosphate synthétase (DAHP synthétase) et de la phénylalanine ammonia-Lyase (PAL). La première est réprimée par apport exogène de tryptophane, phénylalanine et les faibles concentrations en tyrosine. La deuxième est augmentée par tous les produits utilisés y compris l’éliciteur. Les dosages enzymatiques nous ont permis de mieux comprendre le mécanisme de diminution ou de stimulation de la synthèse de dianthalexine. Cette phytoalexine semble appartenir à la voie du shikimate. * La troisième partie a concerné un autre moyen de défense que possèdent les cellules végétales vis-à-vis des différents stress. Il s’agit des protéines b dont la production n’est pas provoquée seulement par l’élicitation mais aussi par l’agitation des suspensions cellulaires.

Description

Keywords

Mycologie fondamentale, Mycologie appliquée, Biolgie, Physiologie végétale, Phytoalexine, Dianthus caryophyllus L., Phytophtora parasitica, Culture de cellule, Voie du shikimate, Protéine-b

Citation