Progression rénale et risque cardiovasculaire chez le patient diabétique dans la région de l’Oriental Marocain
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Université Mohamed V, Faculté des Sciences, Rabat
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Introduction : La néphropathie diabétique (ND) est la plus grave des complications
microangiopathiques du diabète en raison du haut risque de progression vers l’insuffisance
rénale chronique terminale (IRCT) et de la maladie cardiovasculaire qui lui sont associés. La
population des sujets diabétiques est très hétérogène sur le plan du risque rénal et 20 à 40% des
patients diabétique développent une ND.Objectifs de l’étude :Décrire le profilà l’admission,
determinerles facteurs de progression de la ND et étudier le risque cardiovasculaire dans une
cohorte de patients diabétiques.Matériel et méthodes :Etude prospective, débutée en Septembre
2007, réalisée au centre de référence des maladies chroniques de la ville d’Oujda. Les
consultations spécialisées de néphropathie diabétique sont hebdomadaires au niveau du dit
centre. Ont été inclus les patients diabétiques de type 1 (DT1) oude type 2 (DT2) ayant un suivi
néphrologique minimal de 24 mois. Ont été exclus les patients DT2 ayant une insuffisance rénale
chronique terminale (IRCT) à l’admission. Résultats :743 patients diabétiques ont été colligés
dont 671 patients DT2 et 72 patients DT1. L’âge moyen était de 58.3 ± 10.8et 29 ± 7.5 années
respectivement pour les patientsDT2 et les patientsDT1. Dans la cohorte de patients DT2 età
l’admission, 55.2% étaient âgés de plus de 65 ans. Le diabète était diagnostiqué après l’âge de 65
ans dans 15.6% et avant l’âge de 40 ans dans 15.4% des cas.Parmi les 671 patients DT2, 51%
étaient hypertendus, 33.4% étaient obèses, 35.7% avaient une rétinopathie diabétique (RD),
29.7% avaient un diabète équilibré, 12.1% étaient tabagiques, 12.3% avaient des antécédents
d’accidents cardiovasculaires (CV) et 22.8% ; 59.1% et 18.1% avaient une normo, micro et
macro-albuminurie. Après un suivi moyen de 41 ± 12 mois, la rémission et la progression de
l’albuminurie étaient notées respectivement dans 17.3%et 17.7% des cas. La progression rénale
rapide était observée dans 24% des cas et l’évolution vers l’IRCT était notée dans 7.1% des cas.
Les accidents CV sont survenus dans 28.4% et 14.6% des cas respectivement chez les patients
tabagiques albuminuriques vs albuminuriques non tabagiques (p<0.001). Dans la cohorte de
patients DT1 et à l’admission, 69.4% avaient une RD, 51.4% avaient une macro-albuminurie,
15.3% avaient un diabète équilibré et 19.4% avaient une IRCT. Le décès était observé dans
18.3% des cas. Conclusion :De nombreux facteurs contribuent au risque rénal et
cardiovasculaire. L’HTA, l’équilibre diabétique, la dyslipidémie, l’albuminurie, l’obésité et le
tabagisme restent les prinicipales cibles thérapeuthiques. Seul le contrôle optimal de ces facteurs
permet de prevenir et de retarder la progression de la ND et de réduire le risque CV.
Description
Keywords
Recherche clinique des sciences médicochirurgicales, Diabète type 2, Diabète type 1, Néphropathie diabétique, Albuminurie, hypertension artérielle, Obésité, Sujet âgè