La tomodensitométrie cérébrale dans les schizophrénies
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Université Mohamed V, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Rabat
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Depuis les travaux de E.C Johnstone en 1976, les études tomodensitométriques cérébrales chez les schizophrènes se multiplient et décrivent des signes d’atrophie cortico sous corticale particulièrement dans les formes déficitaires. A partir de ces observations T.J Crow établit une corrélation entre la dilatation ventriculaire, la forme clinique et les données actuelles génétiques, biologiques, évolutives et thérapeutiques. Il postule l’existence de deux syndromes schizophréniques. Les techniques neuro-radiologique récentes, plus performantes comme la RMN et la TEP s’avèrent d’ores et déjà très prometteuses dans ce champ de la recherche.
Notre étude porte sur une série de 38 schizophrènes DSM III R comprenant 28 hommes et 10 femmes, tous âgés entre 20 et 55 ans. La durée d’évolution de la maladie est en moyenne de 9.87 ± 7.83 ans. Selon les critères ICD 9, cette série compte 18 formes hébéphréniques, 15 formes paranoïdes et 5 formes simples.
Dans un premier temps nous analysons l’atrophie sous-corticale grâce à des mesures linéaires du VBR comparativement à celles obtenues chez 21 sujets témoins sains appariés par âge et par sexe. Des différences significatives sont trouvées entre les moyennes des VBR des schizophrènes et celles des témoins (p < 0.01 au student’s t.test) ceci pour les 4 types de mesures linéaires effectuées.
Dans un second temps nous établissons de corrélations des résultats obtenus avec les aspects cliniques, évolutifs et thérapeutiques. La significativité statistique est retrouvée chez les schizophrènes de formes hébéphréniques par rapport aux formes paranoïdes et simples.
Les corrélations des VBR avec le début chronique, l’évolution de type continu, la réponse défavorable aux traitements neuroleptiques apportent des résultats très éloquents.
Pour ces 3 critères la dilatation ventriculaire est très importante. Par ailleurs ces 3 critères prédominent tous dans les formes déficitaires de notre série : le début chronique dans 52% (n = 13), l’évolution continue dans 87.5% (n = 14), la réponse défavorable aux neuroleptiques dans 77.78% (n = 7) de toutes les formes cliniques.
Ces résultats sont en faveur d’une corrélation positive entre la dilatation ventriculaire et la forme hébéphrénique.
Description
Keywords
Médecine, Tomodensitométrie, Tomodensitométrie cérébrale, Schizophrénie, Dilatation ventriculaire, Radiologie, Psychiatrie