Le traitement neurochirurgical de la spasticité

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Université Hassan II Ain Chok, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Casablanca

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Notre travail consiste en une revue de la littérature inhérente au traitement chirurgical de la spasticité. Il a pour cadre le service de neurochirurgie du centre hospitalier universitaire Ibn Rochd de casablanca. Il est motivé par l’engouement justifié que peut susciter la prise en considération d’un aspect thérapeutique important d’une entité dont les facteurs étiologiques (paralysie cérébrale, traumatismes crâniens, lésions de la moelle épinière, neuropathies évolutives) sont très divers et surtout très fréquents en pathologie neurologique et neurochirurgicale. Le traitement chirurgical de la spasticité se caractérise tout d’abord par des indications très précises, étant donné qu’il n’est pas recommandé en première intention : il s’adresse aux spasticités sévères et résistantes aux autres moyens thérapeutiques, à savoir les moyens physiques, les traitements médicamenteux, les injections locales de toxine botulinique. Les moyens disponibles lors de ce traitement chirurgical de la spasticité sont constitués de mesures suppressives (neurectomies périphériques, rhizotomies, drezotomies) ou réversibles, essentiellement le baclofène intrathécal, qui est une méthode mixte (chirurgicale et médicale). L’autre composante de ce traitement est relative aux corrections orthopédiques souvent requises en vue de « normaliser » la posture, la présentation voire la marche du patient, cela autant que faire se peut. Elle constitue une des conditions sine qua none du succès du traitement. Cependant, la réalisation d’un traitement chirurgical ne signifie pas que l’on abandonne les autres traitements et mesures préventives, avec en premier les physicothérapies et l’éviction de tout facteur potentiel nocif (infections, ulcères de pression, état mental et autres facteurs sociaux). Parmi les méthodes suppressives les neurotomies périphériques sélectives s’adressent aux cas de spasticité confinée et l’on procède à la suppression innervant un muscle ou un petit groupe musculaire précis. Les autres procédures sont les rhizotomies et l’approche microchirurgicale que représente la microdrezotomie. La rhizotomie sélective postérieure s’adresse surtout aux jeunes patients diplégiques présentant une spasticité sévère avec conservation d’une bonne force au niveau des jambes. Le baclofène intrathécal est administré dans les formes plus diffuses de la maladie. Au total, les résultats de la chirurgie de la spasticité témoignent de la complexité de la pathologie en tant qu’élément du syndrome du motoneurone supérieur et de ses divers étiologies. Dans une optique nationale, la chirurgie de la spasticité est embryonnaire dans notre institution comme dans les autres services de neurochirurgie réputés du royaume. La logistique et les compétences humaines ne font pas pourtant défaut. En témoigne, la tenue du dernier congrès mondial de neurochirurgie sur la spasticité à Marrakech cette année, illustratif d’une certaine reconnaissance de l’intérêt potentiel de la part de la communauté internationale.

Description

Keywords

Physiopathologie, Epidémiologie, Clinique, Diagnostic positif, Evaluation, Traitement médical, Traitement chirurgical, Chirurgie, Médecine

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