CMV ET GREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES : LE POINT EN 2024

dc.contributor.advisorMOHAMED RIDA TAGAJDID
dc.contributor.authorABBADI ISMAIL
dc.date.accessioned2026-09-23T10:09:10Z
dc.date.issued2025
dc.description.abstractLa GCSH représente aujourd’hui un traitement de référence pour de nombreuses hémopathies malignes et non malignes. Cependant, cette thérapeutique expose à des complications infectieuses majeures, parmi lesquelles l’infection à CMV demeure la plus fréquente et la plus redoutable. Le CMV, virus à ADN appartenant à la famille des Herpesviridae, est ubiquitaire et strictement humain. Après une primo-infection souvent silencieuse, il s’installe dans un état de latence prolongée et peut se réactiver en cas d’immunodépression, notamment après GCSH. Son aptitude à contourner la surveillance immunitaire lui confère le titre de « maître de l’évasion ». Les réactivations à CMV post-greffe peuvent entraîner des manifestations graves, dominées par la pneumonie interstitielle, mais aussi des atteintes digestives, hépatiques ou rétiniennes. Le principal facteur de risque demeure la séropositivité pré-greffe du receveur, associée à GVH et à l’intensité de l’immunosuppression. En 2024, les progrès réalisés en prophylaxie et en traitement ont transformé la prise en charge des infections à CMV. Deux stratégies préventives coexistent : la prophylaxie universelle, reposant sur l’administration systématique d’antiviraux tels que le valganciclovir ou le letermovir, et la prophylaxie préemptive, fondée sur la surveillance hebdomadaire par PCR quantitative et l’instauration d’un traitement dès la détection du virus. Ces approches ont permis une réduction significative de la morbidité et de la mortalité liées au CMV. Parallèlement, de nouvelles thérapies antivirales comme le maribavir, ainsi que la thérapie cellulaire adoptive utilisant des lymphocytes T spécifiques anti-CMV, ouvrent la voie à des stratégies personnalisées, mieux tolérées et plus efficaces. Ainsi, malgré les progrès majeurs observés au cours de ces dernières années, le CMV demeure un défi constant en transplantation. Sa maîtrise passe par une approche multidisciplinaire intégrant hématologues, infectiologues, biologistes et médecins généralistes .
dc.description.collaboratorYASSINE SEKHSOUKH
dc.description.collaboratorEL MEHDI MAHTAT
dc.description.collaboratorAHMED REGGAD
dc.identifier.urihttps://toubkal.imist.ma/handle/123456789/39302
dc.identifier.urihttps://doi.org/10.83129/toubkal-29046
dc.language.isofr
dc.publisherFaculté de Médecine et de Pharmacie - Rabatfr_FR
dc.subjectCmvfr_FR
dc.subjectGreffe de cellules souches hématopoïétiquesfr_FR
dc.subjectProphylaxiefr_FR
dc.subject.otherSciences Médicales et de la Santé
dc.subject.specificMédecine
dc.titleCMV ET GREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES : LE POINT EN 2024fr_FR

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