LES MYOCARDITES AUTO-IMMUNES : ACTUALITÉS DIAGNOSTIQUES ET THÉRAPEUTIQUES

dc.contributor.advisorABDELHAMID ZRARA
dc.contributor.authorCHAARI SOUKAINA
dc.date.accessioned2026-09-23T10:11:15Z
dc.date.issued2025
dc.description.abstractMots-clés : Myocardite, auto-immunité, traitement immunosuppresseur. Les myocardites auto-immunes constituent un sous-groupe rare mais grave des myocardites, caractérisées par une réaction inflammatoire du myocarde en l’absence d’agent infectieux identifiable. Elles résultent d’une activation inappropriée du système immunitaire dirigée contre les constituants du tissu cardiaque. Ces affections peuvent être primitives ou secondaires à des maladies systémiques telles que le lupus érythémateux systémique, la polyarthrite rhumatoïde, la sarcoïdose ou les vascularites. Sur le plan physiopathologique, la perte de tolérance immunitaire, la présentation d’antigènes cryptiques myocardiques et l’activation des réponses lymphocytaires T et B jouent un rôle central. Des auto-anticorps dirigés contre la myosine cardiaque ou les récepteurs β1-adrénergiques ont été identifiés, suggérant une implication humorale dans la progression vers la cardiomyopathie dilatée. Leur diagnostic demeure complexe en raison de la grande variabilité des présentations cliniques, allant des formes asymptomatiques aux tableaux fulminants d’insuffisance cardiaque aiguë. L’imagerie cardiaque, en particulier l’IRM avec les critères de Lake Louise révisés, constitue aujourd’hui un outil diagnostique de référence. La biopsie endomyocardique conserve un rôle essentiel pour le diagnostic étiologique, notamment dans les formes réfractaires ou atypiques. Le traitement repose sur l’association de mesures symptomatiques et d’une immunosuppression ciblée, adaptée au contexte étiologique. Les corticostéroïdes demeurent la base du traitement, souvent associés à l’azathioprine ou au mycophénolate mofétil. Les biothérapies ciblant les cytokines (anti-TNFα, anti-IL6) ou les lymphocytes B (rituximab) ouvrent des perspectives prometteuses. Une meilleure compréhension des mécanismes immunopathologiques et l’intégration de biomarqueurs émergents permettront d’améliorer le pronostic de ces pathologies, dont la reconnaissance reste encore insuffisante, notamment dans les pays à ressources limitées.
dc.description.collaboratorZOUHAIR LAKHAL
dc.description.collaboratorMOHAMED JIRA
dc.description.collaboratorADIL RKIOUK
dc.identifier.urihttps://toubkal.imist.ma/handle/123456789/39612
dc.language.isofr
dc.publisherFaculté de Médecine et de Pharmacie - Rabatfr_FR
dc.subjectMyocarditefr_FR
dc.subjectAuto-immunitéfr_FR
dc.subjectTraitement immunosuppresseurfr_FR
dc.subject.otherSciences Médicales et de la Santé
dc.subject.specificMédecine
dc.titleLES MYOCARDITES AUTO-IMMUNES : ACTUALITÉS DIAGNOSTIQUES ET THÉRAPEUTIQUESfr_FR

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