Approche socio-anthropologique de l'accès au logement social entre politiques publiques et logiques des acteurs : Étude du cas de l'agglomération urbaine du Grand Kénitra
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Faculté des Lettres et des Sciences Humaines - Dhar El Mahraz - Fès
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Abstract
années 2000 une évolution importante, qui a contribué au développement du secteur de la
production de logement, notamment à travers la promotion immobilière. Cette évolution est le
résultat de plusieurs facteurs et d’un long processus de réforme qu’ont connu ces politiques au
Maroc tout au long de la période 2000-2020.
En effet, les interventions publiques en la matière ont toujours visé la redynamisation de
l’offre de logement, notamment dans sa composante destinée aux populations défavorisées et de
fournir aux décideurs les outils capables de surpasser les dysfonctionnements que connait le
secteur immobilier. Le point phare de ces dysfonctionnements réside dans la chute, par période,
du nombre d’unités logements mises sur chantier, ce qui alimente le déficit en logement, en plus
de l’inadéquation de l’offre mise sur le marché avec le pouvoir d’achat des ménages défavorisés.
Par conséquence, et en vue de promouvoir l’offre en logement social et améliorer la
solvabilité de la demande, l’Etat a puisé dans les moyens dont il dispose : mise à la disponibilité
des promoteurs immobiliers de foncier public, l’instauration d’une batterie de mesures fiscales et
la création de fonds de garantie des crédits immobiliers. En outre, l’instauration des mesures
dérogatoires en matière d’urbanisme, pour surpasser la rigidité des documents d’urbanisme,
accusés d’entraver les investissements, a connu une utilisation sans précédent depuis 2000. De
facto, l’urbanisme dérogatoire est devenu un outil prépondérant pour la réponse aux besoins
cumulatifs (déficit) en logement et répondre aux besoins futurs.
D’autre part, l’analyse de la production du logement social formel a montré la persistance des
modes traditionnels de construction et l’introduction de la promotion immobilière privée depuis
2000 à travers les grands groupes de promoteurs immobiliers, en plus de l’émergence depuis
2010 d’une catégorie de petits et moyens promoteurs immobiliers privés, qui vont conquérir ce
domaine de production des logements subventionnés par l’Etat, jusqu’au là resté l’apanage des
grands groupes de promoteurs.
De surcroit, les différentes catégories de promoteurs immobiliers privés sont devenus des
acteurs importants du secteur de la production du logement social. De ce fait, conscients de ce
statut qu’ils occupent désormais dans ce secteur, les promoteurs immobiliers vont chercher à
s’organiser pour défendre leurs intérêts économiques et conforter leur positionnement au niveau
du montage des politiques publiques en la matière.
Cette thèse s’intéresse donc, à travers une approche socio anthropologique intégrative
combinant l’approche quantitative et qualitative, à l’accès au logement social produit dans le
cadre des incitations instaurées par les politiques publiques depuis 2000, visant de questionner le
processus de production de ces logements, les facteurs qui le conditionnent, l’appréhension de la
perception des ménages des logements sociaux formels de leur logement acquis, l’interrogation
de leur transition vers leur nouveau milieu de vie, l’examen de la question du profit réalisé dans
le cadre d’une opération immobilière de ce genre par les promoteurs immobiliers et finalement
l’étude de l’impact urbanistique de ces projets sur leur espace urbain. Les données recueillies des
enquêtes terrain sont agrégées et cartographiées, afin de leur donner forme et les analyser via les
logiciels SPSS et ArcGis, en vue de la vérification de nos hypothèses de recherche.
Description
Keywords
politiques publiques, logement social, offre de logement, dépenses fiscales, foncier public, urbanisme, profit immobilier, impact urbanistique