L'HYPONATREMIE CHEZ LES PATIENTS CANCEREUX: EXPERIENCE DE L'INSTITUT NATIONAL D'ONCOLOGIE DE RABAT

dc.contributor.advisorEL GHISSASSI IBRAHIM
dc.contributor.authorBENABDENNEBI OUMAIMA
dc.date.accessioned2026-09-23T10:10:08Z
dc.date.issued2025
dc.description.abstractL’hyponatrémie est le trouble hydro-électrolytique le plus fréquent en oncologie, avec une prévalence pouvant atteindre 50 %. Sa physiopathologie, dans le contexte oncologique, est complexe et multifactorielle, dominée par le syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) d’origine paranéoplasique. Elle résulte aussi de pertes digestives ou rénales liées à la maladie ou à ses complications, ainsi que d’effets iatrogènes induits par les chimiothérapies et les traitements de support. Au-delà de sa fréquence, elle constitue un indicateur pronostique défavorable, associée à une morbidité accrue, une altération de la qualité de vie et une mortalité notable. Notre étude rétrospective, menée à l’Institut National d’Oncologie de Rabat entre janvier et mars 2025, a inclus 56 patients hospitalisés pour hyponatrémie maligne modérée à sévère (≤130 mmol/L) sur 285 hospitalisations (prévalence : 19,6 %). L’âge moyen était de 56,8 ans, avec une prédominance féminine (58,9 %). Les cancers les plus fréquents concernaient le sein et le tube digestif (22,4 % chacun), suivis du poumon (12,1 %). Les symptômes dominants étaient l’asthénie (48 %) et les vomissements (23 %), tandis que les troubles neurologiques sévères restaient rares (7 %). La restriction hydrique a été utilisée chez 16 % des patients, le sérum hypertonique chez 18 %, l’isotonique chez 12 %, et une supplémentation sodée chez 3 %, tandis que 21 % n’ont bénéficié que d’une surveillance. Ni l’urée ni les vaptans n’ont été utilisés, traduisant des contraintes locales. La mortalité globale atteignait 48,2 %, dont 35,7 % de décès intrahospitaliers, majoritairement chez les patients n’ayant reçu qu’une correction non spécifique. Ces résultats confirment le rôle pronostique majeur de l’hyponatrémie en oncologie et soulignent la nécessité d’un dépistage précoce, de protocoles standardisés et d’études prospectives pour améliorer la survie et la qualité de vie des patients.
dc.description.collaboratorER-RIHANI HASSAN
dc.description.collaboratorM'RABTI HIND
dc.description.collaboratorMAHFOUD TARIK
dc.identifier.urihttps://toubkal.imist.ma/handle/123456789/39483
dc.identifier.urihttps://doi.org/10.83129/toubkal-29227
dc.language.isofr
dc.publisherFaculté de Médecine et de Pharmacie - Rabatfr_FR
dc.subjectHyponatrémiefr_FR
dc.subjectTumeurs solidesfr_FR
dc.subjectSIADHfr_FR
dc.subjectVaptansfr_FR
dc.subjectPronosticfr_FR
dc.subject.otherSciences Médicales et de la Santé
dc.subject.specificMédecine
dc.titleL'HYPONATREMIE CHEZ LES PATIENTS CANCEREUX: EXPERIENCE DE L'INSTITUT NATIONAL D'ONCOLOGIE DE RABATfr_FR

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