La prothèse totale de la hanche dans l’osteonecrose aseptique non traumatique de la tête fémorale
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Université Mohammed V, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Rabat
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L’atteinte de la hanche reste plus fréquente et la plus sévère des ostéonécroses épiphysaires. Elle est d’autant plus invalidante qu’elle touche un adulte jeune actif et qu’elle est le plus souvent bilatérale.
Notre étude concerne 58 cas d’ostéonécrose aseptique non traumatique de la tête fémotale chez 44 malades colligés au sein de service de Traumatologie orthopédie du CHU Ibn-Sina de Rabat sur une période de 4 ans allant de 2005 à 2008.
Il s’agit de 17 femmes et 27 hommes. L’âge moyen était de 41 ans et le délai moyen de diagnostic était de 21.5 mois. La douleur de la hanche et la limitation de la rotation interne sont présents chez tous les patients. L’atteinte bilatérale a été retrouvée dans 32% des cas. Le stade III et IV de FICAT représentaient respectivement 60.5% et 29%.
L’IRM a été demandée dans 14 cas, on a trouvé un type A de MITCHELL dans 1 seul cas et le type B dans 4 cas et le typeC dans 5 Cas, et enfin le type D dans 4 cas. L’indication de l’IRM reste limitée car la majorité des cas sont diagnostiqué tardivement. Les deux causes principales retrouvées dans notre étude sont la corticothérapie et la drépanocytose qui reorésentent 33% des cas, alors que la majorité sont d’origine inconnue et représentent 33% des cas, alors que la majorité sont d’origine inconnue et représentent 67% des cas sauf qu’on remarqué la présence de l’association alcool+tabac dans les tiers des cas.
Le traitement médical a été instauré dans 2 cas (stade i) le forage avec greffe a été réalisé pour 4 cas (stade ii) et le remplacement prothétique pour 52 cas avec prothèse non cimentée dans 31 cas et la cimentée dans 21 cas (stade III et IV).
Sur un recul moyen de 12 mois, la majorité des cas ont eu une évolution favorable avec reprise de la marche et disparition de la douleur, mais on note quelques complications chez 4 patients avec un cas de fracture de fémur sur PTH traité par plaque vissée et un cas d’infection superficielle et 2 cas de descellement septique qui ont nécessité l’ablation de la PTH.
Le dépistage des ONA de la tête fémorale doit être précoce pour que le patient bénéficie d’un traitement conservateur, ce dépistage doit intéresser les sujets à risque tels que les patients sous corticothérapie, ceux qui ont suivis pour une drépanocytose et les sujets alcoolo-tabagiques.
Description
Keywords
Prothèse totale de la hanche, Ostéonécrose, Corticothérapie, Drépanocytose