Les troubles génito-urinaires chez la femme ménopausée : Effets de l'hormonothérapie
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Université Hassan II, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Casablanca
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La diminution de la sécrétion œstrogénique après ménopause entraîne des modifications cytologiques au niveau de la sphère urogénitale responsable d’une symptomatologie urinaire et vaginale chez 10 à 40% des femmes ménopausées.
Les études portant sur l’intérêt et les risques du traitement hormonal de substitution correctement administré démontrent le bénéfice de la prise en charge hormonale des patientes ménopausées avec troubles génito-urinaires. Le vieillissement uro-génital reste cependant pour beaucoup de femmes un sujet difficile à aborder pour beaucoup de médecins pris par la pathologie du 3ème âge un sujet de peu d’intérêt. Or, son retentissement physique, psychologique et économique est extrêmement important.
La prise en charge thérapeutique en est pourtant aisée et les oestrogènes représentent toujours la première prescription.
L’origine embryologique commune, du sinus urogénital et la présence de récepteurs œstrogéniques au niveau de l’urètre, du trigone de la vessie et du vagin constitue le fondement anatomique et physiologique du traitement hormonal substitutif dans la prévention de l’atrophie urogénitale.
Ces troubles peuvent se manifester, dès le début de la ménopause comme beaucoup plus tardivement.
Ce sont essentiellement la vaginite atrophique, la pollakiurie ou les envies impérieuses, l’incontinence urinaire d’effort ou spontanée ou la dysurie.
L’apport des oestrogènes améliore la plupart de ces symptômes. Ainsi, la vaginite atrophique s’améliore ou disparaît avec un traitement ostrogéniques local ou général, mais elle réapparaît à son arrêt.
Les infections urinaires en particulier récidivantes, peuvent être prévenues par l’œstrogénothérapie dont l’effet n’est cependant pas constamment retrouvé.
Les oestrogènes ne permettent pas à eux seuls de guérir l’incontinence urinaire d’effort, bien qu’ils puissent être bénéfique lorsqu’ils sont associés à d’autres thérapeutiques. En revanche, la substitution œstrogénique soulage les symptômes associés (pollakiurie, urgences mictionnelles). Les oestrogènes ont aussi des effets positifs sur l’état neuropsychique, la libido et la réponse sexuelle.
L’expérience et la préférence de certains auteurs nous amènent à penser que le traitement hormonal local en cas de troubles génito-urinaires est préférable au traitement par voie générale pour une meilleure efficacité et une meilleure observance.
Description
Keywords
Médecine, Ménopause, Atrophie urogénitale, Incontinence urinaire, Infection urinaire récidivante, Traitement hormonal