HPV ET INFERTILITÉ : LE POINT EN 2025 (REVUE SYSTEMATIQUE)
fr
Loading...
Authors
Collections
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Faculté de Médecine et de Pharmacie - Rabat
Department
Supervisor
Date
Abstract
Le papillomavirus humain (HPV), infection sexuellement transmissible très répandue, pourrait influencer la fertilité. Cette synthèse examine les études publiées entre 2020 et 2025 sur son impact chez la femme, l’homme et le couple.
Chez la femme, plusieurs travaux suggèrent que l’HPV pourrait diminuer les performances en AMP : Bai (2024) montre des taux de grossesse plus faibles chez les femmes positives, et Zullo (2023) note une fréquence plus élevée d’endométriose et une modification de la cinétique embryonnaire, sans effet clair sur les naissances vivantes.
Chez l’homme, l’HPV est retrouvé dans une proportion notable d’échantillons de sperme. Notari (2024) décrit une baisse de la mobilité progressive, tandis que Priam (2025) associe l’infection à un risque accru d’anomalies spermatiques. Fan (2025) montre qu’une co-infection avec Ureaplasma accentue la diminution de motilité, et Omes (2025) relie les génotypes 51 et 52 à une réduction marquée de la mobilité.
Les études portant sur le couple offrent des résultats moins homogènes : Francis (2025) ne montre pas d’impact sur la fécondation ni le développement embryonnaire, Stigliani (2025) note une légère baisse en IUI non significative, et Carullo (2024) n’observe pas de différences majeures sur les grossesses ou naissances.
Globalement, l’HPV peut affecter certains paramètres reproductifs, mais les données restent contrastées. Des études standardisées sont nécessaires, et vaccination ainsi que dépistage ciblé pourraient optimiser la prise en charge des couples infertiles.
Description
Keywords
HPV, Infertilité, AMP, Fausse couche, Paramètres spermatiques