ROLE DU MICROBIOTE INTESTINAL DANS LA PATHOGENESE DU LUPUS ERYTHEMATEUX SYSTEMIQUE

dc.contributor.advisorNAOUAL ELOMRI
dc.contributor.authorKILANI SOUFIANE
dc.date.accessioned2026-09-23T10:14:02Z
dc.date.issued2025
dc.description.abstractLe microbiote intestinal, qui abrite près de 10¹⁴ micro-organismes, joue un rôle central dans l’homéostasie métabolique, la régulation immunitaire et la protection de son hôte. Les perturbations de cet écosystème, regroupées sous le terme de dysbiose, sont de plus en plus associées au développement de maladies chroniques, notamment auto-immunes. Dans le lupus érythémateux systémique (LES), maladie caractérisée par une production d’auto- anticorps et une inflammation systémique, de nombreuses études expérimentales et cliniques ont montré une altération qualitative et quantitative du microbiote intestinal. Ce déséquilibre favorise une perméabilité intestinale accrue (« leaky gut »), facilitant la translocation de fragments bactériens vers la circulation. Ceux-ci activent les récepteurs de l’immunité innée (TLR, NLR), entraînant une polarisation vers les profils Th1/Th17 et une stimulation prolongée des lymphocytes B. De plus, certains antigènes microbiens présentent des homologies structurales avec des auto-antigènes nucléaires (mimétisme moléculaire), contribuant à la production d’auto-anticorps pathogènes. Enfin, le microbiote influence l’architecture des centres germinatifs et la maturation clonale des lymphocytes, renforçant l’auto-immunité systémique. L’ensemble de ces mécanismes illustre que le microbiote n’est pas un simple témoin, mais un acteur majeur de la pathogenèse lupique. Parallèlement, la modulation du microbiote apparaît comme une voie thérapeutique prometteuse. Des approches telles que les probiotiques, prébiotiques, symbiotiques, la transplantation de microbiote fécal ou encore des interventions nutritionnelles ciblées sont explorées. Si leurs bénéfices se confirment, l’identification de signatures microbiennes spécifiques pourrait à terme améliorer le diagnostic, le suivi et la prise en charge des patients lupiques. Ainsi, l’étude des interactions entre microbiote intestinal et lupus ouvre la voie vers une médecine de précision, intégrant l’écologie microbienne comme biomarqueur et comme cible thérapeutique.
dc.description.collaboratorJAMAL FATIHI
dc.description.collaboratorNAOUAL ELOMRI
dc.description.collaboratorMOHAMMED JIRA
dc.description.collaboratorAMAL SATTE
dc.description.collaboratorFADWA MEKOUAR
dc.identifier.urihttps://toubkal.imist.ma/handle/123456789/40092
dc.language.isofr
dc.publisherFaculté de Médecine et de Pharmacie - Rabatfr_FR
dc.subjectMicrobiote intestinalfr_FR
dc.subjectDysbiosefr_FR
dc.subjectLupus érythémateux systémiquefr_FR
dc.subjectAuto- immunitéfr_FR
dc.subjectProbiotiquesfr_FR
dc.subjectNutritionfr_FR
dc.subject.otherSciences Médicales et de la Santé
dc.subject.specificMédecine
dc.titleROLE DU MICROBIOTE INTESTINAL DANS LA PATHOGENESE DU LUPUS ERYTHEMATEUX SYSTEMIQUEfr_FR

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