Les extracteurs d'oxygène en anesthèsie

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Université Hassan II, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Casablanca

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Si l’anesthésie sans oxygène est possible en chirurgie réglée, elle ne peut se concevoir pour des malades choqués et /ou hypoxiques en anesthésie. Dans les pays en voie de développement, l’approvisionnement en oxygène est onéreux et difficile en cas de pénurie. Les extracteurs d’oxygène permettent de concentrer l’oxygène à partir de l’air ambiant en absorbant l’azote. Ainsi ces appareils nous assurent une autonomie en oxygène. Les performances de ces appareils sont comparables, mais ils ont deux inconvénients : - Le débit de sortie est insuffisant pour assurer seul la ventilation d’un patient - La faible pression de sortie ne permet pas de faire fonctionner un ventilateur de type fluidique. Ceci impose l’utilisation d’un ventilateur électrique permettant de ventiler le patient à partir de l’air ambiant et le recours à un vaporisateur de type « draw over ». En pratique, l’emploi d’un extracteur d’oxygène dans de nombreux cas chirurgicaux permet d’obtenir des fractions inspiratoires en oxygène FiO2 voisine de 50%, pour des débits d’extracteurs de 4 L et 5 L/mn. C’est à dire des FiO2 utilisées tous les jours au bloc opératoire. Aucun incident concernant l’oxygénation des patients dans le péri-opératoire n’est signalé, comme l’attestent les valeurs de la saturation de l’hémoglobine en oxygène par oxymètre pulsé (SPO2) qui restent toujours supérieures à 97%. Le risque de passer un mélange hypoxique aux patients est écarté.

Description

Keywords

Médecine, Extracteur d'oxygène, Anesthésie générale

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