De la phénylcétonurie classique au déficit en BH4 (Tétrahydroptérine) : Intérêt du diagnostic différentiel devant une Hyperphénylalaninémie à travers un cas pédiatrique.
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Faculté de Médecine et de Pharmacie - Rabat
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La phénylcétonurie (PCU) est une maladie héréditaire du métabolisme de la phénylalanine, le plus souvent due à un déficit en PAH ; plus rarement, l’hyperphénylalaninémie (HPA) résulte d’un trouble de la voie du cofacteur tétrahydrobioptérine (BH4). Distinguer ces étiologies conditionne la prise en charge : régime hypoprotidique strict pour la PCU classique ; supplémentation en BH4 et précurseurs des neurotransmetteurs (L-dopa/5-HTP) en cas de déficit en BH4. À partir d’un cas pédiatrique, cette thèse souligne l’intérêt d’un algorithme diagnostique intégrant dosage de Phe, rapport Phe/Tyr, test de charge à la BH4, profil des ptérines, activité de la DHPR et analyse génétique. L’enfant présentait une HPA persistante, des manifestations neuromotrices (dystonie, hypotonie axiale) et une amélioration nette après instauration d’un traitement combiné : saproptérine, régime contrôlé en Phe et supplémentation dopaminergique/serotoninergique, avec stabilisation des taux de Phe et progrès moteurs et cognitifs sous suivi pluridisciplinaire. Au-delà du cas, le travail discute l’épidémiologie, la génétique (variants PAH et défauts de synthèse/régénération de la BH4), la physiopathologie cérébrale de l’excès de Phe et la surveillance à long terme. Il plaide pour des programmes de dépistage et des parcours de soins standardisés permettant un diagnostic précoce et une thérapeutique personnalisée afin d’optimiser le neurodéveloppement.
Description
Keywords
Phénylcétonurie, Hyperphénylalaninémie, BH4, Dépistage néonatal, Saproptérine