Les fractures bimalléolaires à l'hôpital Mohamed V de Safi ( A propos de 71 cas )

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Université Hassan II, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Casablanca

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Les fractures bimalléolaires sont fréquentes, de diagnostic facile, mais leur prise en charge doit être précoce et bien conduite pour avoir de bons résultats fonctionnels à long terme et éviter les complications qu’elles peuvent causer. Nous avons mené un travail rétrospectif portant sur 71 cas de fractures bimalléolaires colligés au service de traumato-orthopédie de l’hôpital provincial Med V de Safi sur une période de 6 ans (janvier2000- décembre 2005). L’objectif de notre travail est de préciser les caractéristiques épidémiologiques des patients, les particularités cliniques, thérapeutiques et évolutives des fractures, de montrer les difficultés de prise en charge et d’évaluer les résultats dans une structure sanitaire périphérique. L’âge moyen de nos patients est de 37,3 ans (18-83ans), le sexe masculin est atteint dans 65%, les étiologies sont dominées par les accidents de la voie publique et les chutes. La classification des lésions selon DUPARC et ALNOT note une prédominance du type II dans 44,5% des cas, selon la classification de WEBER c’est le type B qui prédomine avec 61,2% des cas. Dans notre série, l’ouverture cutanée est fréquente, elle représente 21,2% des cas, le diastasis tibio-péronier a été noté dans 38,8% des cas, le fragment marginal postérieur dans 16,6% des cas, l’enfoncement ostéochondral dans 13,8% des cas et la luxation / subluxation tibio-astragalienne dans 39% des cas .5 patients étaient ploytraumatisés soit 7% et 12 présentaient un tableau de polyfracturé soit 16,9% des cas. Le traitement orthopédique a procuré un résultat satisfaisant dans 81,8% des cas alors que le traitement chirurgical a donné 70% de bons résultats. Les complications sont dominées par l’infection (12,5%), l’algodystrophie (1,4%) ; la pseudarthrose (5,6%), le cal vicieux ( 7%) et l’arthrose post traumatique (8,4%). La comparaison de nos résultats aux données de la littérature, confirme le bien fondé du traitement chirurgical, toutefois le traitement orthopédique garde une place importante dans la prise en charge de ces fractures. Les facteurs pronostiques de ces fractures sont : le type de lésion (gravité du type C de WEBER) ; les lésions cutanées associées, la luxation tibio-astragalienne et l’enfoncement ostéo-chondral.

Description

Keywords

Médecine, Fracture bimalléolaire, Chirurgie, Ostéosynthèse, Cheville

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