CARCINOME EPIDERMOIDE DE LA CONJONCTIVE DIFFICULTES DIAGNOSTIQUES ET THERAPEUTIQUES A PROPOS DE 9 CAS)

dc.contributor.authorEL AMRANI MOHAMED
dc.date.accessioned2023-12-04T08:57:26Z
dc.date.accessioned2025-12-17T09:00:03Z
dc.date.available2023-12-04T08:57:26Z
dc.date.issued2009
dc.description.abstractBut : Le carcinome épidermôide de la conjonctive représente la tumeur maligne la plus fréquente de la conjonctive. Cependant, il reste souvent sous diagnostiqué et expose au retard thérapeutique. L'objectif de cette étude est d'élucider les difficultés diagnostiques et thérapeutiques posées par cette tumeur. Matériel et méthodes : Nous avons entrepris une étude rétrospective d'une série de 9 observations de carcinomes épidermôides de la conjonctive examinés au service d'ophtalmologie de l'hôpital militaire d'instruction Mohamed V 'Rabatsur une période de 9 ans (2001-2009) dont nous avons précisé les caractéristiques cliniques, les bilans complémentaires, les modalité thérapeutiques et l'évolution. Résultats : L'âge moyen des patients était de 54,4 ans avec une nette prédominance masculine (sexe ratio 3,5). Tous les patients sont de race blanche et exer{D0}caient leur principale activité sous des conditions ensoleillées sans protection. Tous évoquaient une lésion conjonctivale superficielle, parfois ancienne négligée pendant des années occasionnant une rougeur et un larmoiement. L'aspect fréquent était celui d'une formation nodulaire bourgeonnante dure dans 55,5% des cas, > 5mm dans 77,7% des cas, avec extension aux structures de voisinage dans 66,6% des cas, touchant préférentiellement l'oeil gauche (7cas) et la conjonctive nasale (6cas). Le diagnostic était trompeur dans 7 cas (77,7%) en prêtant à confusion avec un ptérygion (4cas), une dacryocystite, un mélanome conjonctival et un ulcère de Mooren. Ceci a retardé le diagnostic positif et a conduit à l'exentération chez 5 (71,42%) des ces patients. Le retard diagnostique était d{copy}u aussi à l'absence d'étude anatomopathologique des pièces de résection des cas diagnostiqués initialement comme des néoformations bénignes, notamment des ptérygions. Le diagnostic positif a reposé sur l'étude anatomopathologique des biopsies lésionnelles qui a identifié 2 variantes rares. Sur plan thérapeutique, 7 patients avaient subi plus d'un geste chirurgical consistant initialement à une résection tumorale simple dans 6 cas. Ceci a conduit à la récidive tumorale dans 5 cas avec, en conséquent, la progression de 2 Cis en CECI et le recours à l'exentération chez 4 de ces patients. La cryothérapie adjuvante a empêché cette évolution défavorable chez 2 patients. 80% des récidives après résection ont été notées au cours de la première année. L'exentération a été indiquée chez 7 patients devant le caractère invasif, extensif (stade T ' T3) et/ou récurrent de la tumeur, et ce, surtout chez les patients o{scriptl}u la tumeur a été manipulée plus d'une fois. Aucun patient n'a bénéficié d'un traitement topique ou d'une curiethérapie. Nous avons enregistré une métastase ganglionnaire et une autre sur la muqueuse nasale. Le recul moyen sans récidive était de 38,2 mois. Aucun patient n'a décédé de sa maladie. Discussion : Le diagnostic du carcinome épidermôide de la conjonctive doit être suspecté devant toute néoformation conjonctivale notamment notre contexte ensoleillé. L'introduction des nouvelles techniques d'exploration de la surface oculaire (cytologie, imagerie) dans la pratique courante, et l'étude anatomopathologique systématique de toute pièce de résection permettra un diagnostic précoce et une classification TNM plus précise. Les difficultés thérapeutiques tiennent de l'absence d'un consensus universel malgré la disponibilité d'une classification TNM à jour. En plus, les multiples traitements actuels ne permettent pas d'éliminer les récidives fréquentes du CEC. Le chirurgien ophtalmologue reste, ainsi, devant l'embarras du choix du procédé thérapeutique en essayant de trouver un compromis entre un résultat carcinologique garanti à long terme et une préservation prolongée de la fonction visuelle. Conclusion : Devant toute tumeur conjonctivale suspecte il faut penser au carcinome épidermôide et recourir à l'étude anatomopathologique seul garant d'un diagnostic de certitude. Un consensus thérapeutique basé sur la classification TNM permettra de mieux choisir les moyens thérapeutiques, de plus en plus innovants, et qui convergent vers la préservation du pronostic visuel. Il reste à sensibiliser la population aux facteurs de risque et à l'importance de la protection contre les rayons ultraviolets.
dc.description.collaboratorASMAA NAOUMI
dc.description.collaboratorKHALID HADDADI
dc.description.collaboratorABDERAHMAN AL BOUZIDI
dc.description.collaboratorABDELLAH TERHZAZ
dc.identifier.urihttps://toubkalpreprod.imist.ma/handle/123456789/26105
dc.language.isofre
dc.publisherFaculté de Médecine et de Pharmacie, Rabat - Thèse de médecinefr_FR
dc.subjectCARCINOME EPIDERMOIDEfr_FR
dc.subjectCONJONCTIVEfr_FR
dc.subjectCORNEEfr_FR
dc.subjectEXENTERATIONfr_FR
dc.titleCARCINOME EPIDERMOIDE DE LA CONJONCTIVE DIFFICULTES DIAGNOSTIQUES ET THERAPEUTIQUES A PROPOS DE 9 CAS)fr_FR

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