Petite taille chez l’enfant expérience de l’unité d’endocrinologie pédiatrique, hôpital d’enfants Rabat
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Université Mohammed V, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Rabat
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Notre étude porte sur 83 cas de petite taille chez l’enfant, depuis janvier 1994 jusqu’au décembre 1998, afin d’exposer l’expérience de l’unité d’endocrinologie pédiatrique, service de pédiatrie II, Hôpital d’enfants Rabat, dans le but de refaire le point sur cette affection, en somme bénigne, mais nécessite un diagnostic précoce qui a un intérêt pronostic sur la taille finale et l’efficacité du traitement.
Les étiologies étant nombreuses et intriquées entre eux, sur ces 83 petites tailles diagnostiquées, et classées selon leurs étiologies, on a : 30,12% d’hypothyroïdie, 16,87% de dysplasie squelettique, 14,46% de RCIU, 13,62% de déficit en GH, 12,04% de PTC, 4,82% syndrome de Turner, 3,62% syndrome dysmorphique, 2,41% retard pubertaire, 1,20% syndrome de Cushing, 1,20% d’Hypoparathyroïdie.
Aboutir à ce diagnostic, c’est une affaire de clinicien ; il faut avant tout établir la courbe de croissance en cm et l’interpréter en écarts-type et de vitesse de croissance annuelle, puis tenir compte de la taille des parents (petite taille génétique ?), de la taille de naissance (RCIU) et des changements de « canal » puis rechercher d’éventuelles dysmorphies et/ou une maladie sous-jacente.
L’évaluation de la maturation osseuse sur une radiographie de la main est aussi nécessaire. Les investigations biologiques et particulièrement hormonales sont à réserver au cas cliniquement pathologiques et/ou de diagnostic incertain, leur choix variera selon le contexte clinique.
En matière de traitement la seule conduite est le traitement de la cause, mais cela n’est pas toujours possible (Exemple : Dysplasie squelettique, Syndrome dysmorphique). Parmi les malades présentant une cause curable, seuls ceux qui présentent l’hypothyroïdie (Heureusement l’étiologie la plus fréquente) qui ont bénéficié d’un traitement substitutif et qui ont connu une accélération de la croissance certaine, mais reste non satisfaisante du fait du retard diagnostic.
Ceux qui ont nécessaire un traitement par hormone de croissance, seulement deux sont candidats au traitement, ainsi on a proposé un traitement oestroprogestatif en association avec l’hormone de croissance pour les malades turnériennes.
Description
Keywords
Médecine, Enfant, Petite taille, Hormone de croissance