Etude de facteurs de risques génétiques du cancer du sein chez des femmes Burkinabè

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Etude de facteurs de risques génétiques du cancer du sein chez des femmes Burkinabè

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Titre: Etude de facteurs de risques génétiques du cancer du sein chez des femmes Burkinabè
Auteur: Zoure, Abdou Azaque
Résumé: Le cancer du sein est un problème mondial de santé publique et dont la prévalence augmente au Burkina Faso. L'étude de ces facteurs de risque liés au cancer chez les femmes Burkinabè est essentielle à une intervention stratégique dans la prévention de la maladie. Il s'agissait d'une étude transversale réalisée sur des patientes atteintes du cancer du sein au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado OUEDRAOGO (CHU-YO) de Ouagadougou au Burkina Faso. L'âge moyen des patientes était de 48,20 ± 12,40 ans. Les antécédents familiaux de cancer du sein n’ont été signalés que dans 18,75% des cas et 16,25% pour d'autres types de cancer. Nous avons trouvé des patientes urbaines (87,50%), ménagères (58,75%), multipares (55,00%), sans antécédent d'avortement (56,2%), post-ménopausées (53,75%), sans contraception oral (63,75%), dont le cycle menstruel est régulier (71,25%). La prévalence de l'obésité parmi les patientes était de 12,50%. Les caractéristiques cliniques et moléculaires montrent que le sein gauche représentait 51,25% des cas, et les grades élevés (II et III) constituaient 93,75%. La majorité des tumeurs étaient des carcinomes canalaires infiltrants (93,75%) et les stades III et IV représentaient 50,00%. Nous avons voulu aussi contribuer à démontrer l’effet protecteur ou pas de la multiparité dans notre population dans un pays à forte natalité. L’étude a révélé que l’augmentation du risque de cancer du sein est liée chez les non multipares à l’indice de masse corporelle (IMC) (p<0,001), la ménopause (p<0,004) et la contraception orale (p<0,021) tandis que l’avortement est le facteur de risque le plus important chez les multipares (p<0,002). Ces résultats suggèrent que même si la multiparité semble être un facteur protecteur, il ne faudrait pas que ces dernières aient une histoire d’avortement provoqué ou non pendant la vie reproductive. Enfin, dans notre étude nous nous sommes intéressés surtout pour une étude pionnière, aux mutations c.68_69delAG/185delAG (exon2), c.181T>G/300T>G (exon5), c.798_799delTT/917delTT et 943ins10 (exon11A) du gène BRCA1. Les trois mutations c.68_69delAG (exon2), c.181T>G (exon5), c.798_799delTT (exon11A) sont récurrentes chez les caucasiens et fondatrices en Afrique du Nord. Quant à la mutation 943ins10 (exon11A), elle est récurrente en l’Afrique de l’Ouest. Ces mutations c.68_69delAG, c.181T>G, c.798_799delTT et 943ins10 du gène BRCA1 n'ont pas été détectées dans notre population d’étude.
Date: 2017

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