Cancer du col de l'utérus au Gabon : Caractérisation moléculaire et intratypique des Virus du Papillome Humain concogènes et Etude du polymorphisme de la p53 codon 72

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Cancer du col de l'utérus au Gabon : Caractérisation moléculaire et intratypique des Virus du Papillome Humain concogènes et Etude du polymorphisme de la p53 codon 72

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Titre: Cancer du col de l'utérus au Gabon : Caractérisation moléculaire et intratypique des Virus du Papillome Humain concogènes et Etude du polymorphisme de la p53 codon 72
Auteur: Assoumou, Samia ZOA
Résumé: Chaque année, les Papillomavirus humains (HPV) oncogènes sont responsable de près de 528 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et de 266 000 décès faisant de cette pathologie le quatrième cancer féminin dans le monde. Au Gabon, ce cancer occupe la première place en termes d’incidence (19.9 /100 000) et de mortalité (8.4/100 000) et est considéré comme un problème de santé publique. De nombreuses études épidémiologiques ont montré une hétérogénéité dans la distribution des HPV oncogènes associés au cancer du col de l’utérus dans le monde. Toutefois, ces données sont manquantes au Gabon. D’autre part, l’augmentation du pouvoir oncogène de certains génotypes serait liée à l’existence de certains variants des gènes oncogènes E6 et E7 qui interagissent avec les protéines anti tumorales p53 et pRb en provoquant ainsi l’inhibition de leur action. Cependant, la distribution de ces variants varie d’une population à une autre. Par ailleurs, il a été suggéré que la dégradation de la p53 par le gène oncogène E6 pourrait être accélérée chez les individus homozygotes arginine au niveau du codon 72 du gène p53. Toutefois, l’implication de ce facteur génétique est controversée et semblerait également varier d’une population à une autre. Ainsi, l’objectif principal de ce travail de thèse était la caractérisation moléculaire et intratypique des HPV oncogènes en circulation au Gabon ainsi que l’évaluation de l’implication du polymorphisme de la p53 au niveau du codon 72 dans la survenue du cancer du col de l’utérus au Gabon. Dans les deux premières études, nous avons déterminé la distribution des HPV oncogènes auprès de 200 femmes Gabonaises et de 105 biopsies de femme cancéreuses. Ces études ont montré la prédominance des génotypes oncogènes 16 et 33 respectivement dans 58,3 % et 25 % des cas cancéreux et dans 59,6 % et 8.8 % de la population « tout-venant ». La troisième partie de cette thèse dédiée à la caractérisation moléculaire des variants des HPV 16 en circulation au Gabon à partir de 29 échantillons HPV 16 positifs a permis de mettre en évidence la circulation exclusive des variants appartenant à la branche phylogénique africaine avec une prédominance de la lignée Af1. Neuf mutations ont été recensées sur le gène E6 dont 5 communes à tous les échantillons. C143G, G145T, T26A, A289G et C335T et conduisant à des changements d’acide aminé aux positions 10.14 et 78. L’analyse du gène E7 a montré qu’il était plus conservé vue qu’uniquement 3 mutations ont pu être répertoriées : T789C, T795G et A647G (N29S). Les variants retrouvés au sein du gène E6 auraient plus d’affinité avec la p53 et par conséquent favoriseraient sa dégradation. Par ailleurs, la mutation A647G retrouvée au sein du gène E7 se situerait dans une zone immunoréactive, Ainsi, ces mutations entraineraient un risque élevé de développement du cancer du col de l’utérus chez les femmes Gabonaises infectées par ces variants. La quatrième partie de cette thèse consacrée à l’étude de l’implication du polymorphisme du gène p53 au niveau du codon 72 dans la survenue du cancer du col chez les femmes gabonaise a montré que cette prédisposition génétique ne serait pas un facteur de risque chez les femmes gabonaises. Les résultats de ces études pionnières au Gabon constituent des sources d’informations pour la recherche sur ce cancer à titre de « référence » et contribuent de ce fait à l’amélioration des connaissances sur cette pathologie complexe qu’est le cancer du col de l’utérus. D’autre part nos résultats seraient d’un grand intérêt pour l’amélioration les stratégies préventives au Gabon. Enfin, le cancer du col de l’utérus est un cancer évitable à travers l’utilisation des moyens de prévention à l’instar du frottis de dépistage. Toutefois, l’ignorance et le manque d’information constituent un frein majeur dans l’utilisation de cette mesure préventive. Ainsi dans la cinquième partie de cette thèse menée auprès de 452 femmes Gabonaises nous avons évalué le niveau de connaissance vis-à-vis du cancer du col de l’utérus, du frottis de dépistage et du HPV. Notre étude a révélé un manque de connaissance criard concernant cette pathologie, ses facteurs de risque et le frottis dépistage. Nos résultats ressortent clairement la nécessité de mettre en place des stratégies d’informations et de dissiper des croyances traditionnelles fausses sur cette pathologie chez la femme Gabonaise.
Date: 2015

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