Caractérisation moléculaire et phylogénétique des papiollomavirus humains oncogènes associés au cancer du col utérim & Etude du polymorphisme du codon 72 du gène p53 au Congo

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Caractérisation moléculaire et phylogénétique des papiollomavirus humains oncogènes associés au cancer du col utérim & Etude du polymorphisme du codon 72 du gène p53 au Congo

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Titre: Caractérisation moléculaire et phylogénétique des papiollomavirus humains oncogènes associés au cancer du col utérim & Etude du polymorphisme du codon 72 du gène p53 au Congo
Auteur: Boumba, Luc Magloire Anicet
Résumé: Avec plus d’un demi-million des nouveaux cas par an, le cancer du col de l’utérus représente un problème majeur de santé publique dans les pays en voie de développement, cette pathologie représente le 2ème cancer féminin en Afrique. Actuellement, sa prévention repose sur un triple effort axé sur le dépistage cytologique organisé, l’identification des génotypes oncogènes des HPV et la vaccination. Toutefois pour garantir une réussite optimale de cette démarche, une connaissance parfaite en amont sur l’épidémiologie moléculaire des virus HPV et ses déterminants est nécessaire. A date, au Congo peu d’études se sont consacrées sur la virologie moléculaire des infections à HPV, où ce cancer est l’une des principales causes de décès par cancer féminin. L’étude proposée pour cette thèse visait à contribuer à l’amélioration des connaissances sur les infections à papillomavirus et le cancer du col utérin au Sud-ouest du Congo par la caractérisation moléculaire et phylogénétique des HPV. Dans un premier temps, nous avons réalisé une série d’études des génotypage afin d’identifier les profils génotypiques en fonction du statut cytologique des femmes. Il ressort de ces études que quelque soit le grade de la lésions cervicales, l’infection à HPV était dominée par les types oncogènes suivants : HPV16,-33,-31 et 18. Si l’infection chez les femmes à cytologie normale était également due à certains types à bas risque, les génotypes à haut risque étaient exclusivement identifiés dans les lésions précancéreuses de haut grade et le cancer invasif du col. D’autre part, nous avons observé une proportion élevée de l’infection chez les femmes jeunes (<30 ans) montrant l’intérêt du dépistage et de la prévention primaire dans notre pays. Dans un deuxième temps nous avons évalué certains facteurs contribuant à la persistance et à la progression tumorale. L’étude a d’abord porté sur l’analyse des intratypes du HPV16, principal génotype identifié dans nos travaux et décrit dans la littérature comme le plus oncogène de tous. Dans cette étude, seule les variants Africains (100%) ont été identifié dans notre population. Ce résultat était en faveur d’un processus carcinogénique plus agressive puisqu’il est démontré que les variants non-Européens avaient un risque élevé de développer un cancer du col. La deuxième étude dans ce volet a porté sur le polymorphisme de la p53 au niveau du codon 72, gène cellulaire impliqué dans la régulation physiologique du cycle cellulaire. Cette étude consistait à évaluer la prédisposition génétique de notre population au risque de développer le cancer du col le l’utérus. Nos résultats n’ont montré aucun lien entre les groupes cas et témoins étudiés quant à la présence ou non des génotypes homozygotes Arg/Arg, Pro/Pro et hétérozygote Arg/Pro. Ce résultat loin d’infirmer l’hypothèse d’un risque accru chez les femmes Arg/Arg, ne nous permettais pas de conclure à une absence de risque dans notre population. d’autant plus qu’une tendance élevé du génotype Arg/Arg était observé chez les femmes cancéreuses. Au cours de nos travaux de recherche, nous avons également d’optimiser une technique d’extraction manuelle d’ADN à base de silice sur les biopsies fraiches du col utérin. Cette technique jadis décrit par Boom en 1990 n’était utilisé que sur les échantillons liquides comme le sang. Urine ou sur les frottis cervicaux. Son optimisation sur biopsie a constitué une alternative majeure dans l’extraction de l’ADN par un gain en temps (24H), en coût, et en qualité d’extrait, avec une exigence moindre en équipement, comparé à la méthode traditionnelle au phénol/chloroforme. Cette méthode s’est avérée être de mis en œuvre facile dans les laboratoires peu équipés avec des ressources limitées. Les résultats de ce travail constituent donc, une base factuelle pour les études futures au niveau national dans l’amélioration des connaissances des infections à HPV et ses complications. Ces résultats ont ainsi montré l’intérêt d’organiser un plan national de monitoring et de prise en charge de cette pathologie dans toute sa dimension.
Date: 2015

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